Rencontrer et accepter Dieu dans sa vie sont des expériences personnelles qu'il faut que chacun vive. Nos parents peuvent nous avoir éduqué dans telle ou telle religion, ou même dans l'athéisme, mais chacun doit faire un choix pour sa propre vie : croire en Jésus ou bien continuer de le rejeter. Je me propose de vous raconter comment j'ai fait mon choix...
Je suis né dans une famille chrétienne. Mes parents m'ont emmené
à l'église tous les dimanches matin depuis mon plus jeune âge.
Sans me rendre compte de l'importance de ce qu'on m'enseignait, j'y allais avec
plaisir, pour jouer, pour voir des copains.
Petit
à petit, vers l'âge de 6-7 ans, je perdais l'envie d'y aller. C'est
même rapidement devenu une obligation. J'avais alors une mauvaise image
de Dieu : à cause de Lui, je ne pouvais pas regarder de dessins animés
le dimanche matin, ni avoir certains jouets que j'aurais voulus. C'étaient
de petites choses, mais elles me suffisaient pour rejeter Dieu et toutes ses
interdictions.
J'ai finalement rejeté tout ce qui concernait Dieu. Obligé cependant d'y aller tous les dimanches matin, je faisais mon possible pour montrer mon mécontentement à mes parents et aux membres de l'église. J'étais orgueilleux et méprisant, "presque parfait" à mes propre yeux, mais pourtant mal à l'aise au fond de moi.
Parallèlement à cela, tous les ans, j'allais dans une colonie de vacances chrétienne, et à des séjours organisés par mon église pour les enfants pendant les week-ends de Pentecôte. Sans avoir subi de pression ou de lavage de cerveau, rassurez-vous, il y avait tous les jours au moins une réunion spirituelle. Paradoxalement, j'aimais ces moments. Je me sentais bien, je sentais la présence de Dieu. Peut-être avez-vous également ressenti ce sentiment inexplicable dans une église. En tous cas, cette paix, pour le moment éphémère, me plaisait. J'ai senti également à de nombreuses reprises que Dieu m'interpellait au travers de ce que disait le moniteur ou le pasteur, quand il parlait de repentance, ou du retour de Jésus... En sortant de ces réunions - j'avais ma fierté - je critiquais ce que j'avais vécu et le cachait bien loin, pour éviter les moqueries en tout genre.
J'ai toujours su au fond de moi que ce Dieu dont on me parlait, c'était Lui le vrai Dieu. Je savais que je n'aurais pas à chercher ailleurs, dans d'autres religions ou philosophies. Le choix que je devais faire alors etait soit de continuer à vivre sans Dieu, soit de déposer ma vie entre les mains de ce Dieu. Mon orgueil, bien évidemment, m'a poussé à rester loin de Dieu.
J'ai eu du mal à accepter que j'avais besoin de Dieu. Comme je vous l'ai déjà dit, j'étais "presque parfait" à mes yeux. Pas de problème, pas de péché : pourquoi aurais-je besoin du pardon de Jésus ? Pourquoi aurais-je besoin d'un autre, pour diriger ma vie ? J'ai eu du mal à reconnaître que j'étais pécheur, que j'avais offensé Dieu au plus haut point. Moi qui me croyait meilleur que les autres, j'ai compris qu'aux yeux de Dieu j'était réellement mauvais, que j'étais bien peu de chose en fait. Cependant, Il m'aimait ! Moi qui n'ai fait que me moquer de Lui ! Je l'avais rejeté, alors que Jésus était mort pour moi, pour me sauver, moi !
J'ai
mis longtemps à accepter Dieu : parfois, je m'approchais de Lui,
puis je reculais... J'avançais à nouveau, pour reculer encore...
Grâce à Dieu, j'ai enfin pu m'accrocher définitivement
à Lui, et être purifié de mes péchés
passés. J'ai pu vivre ce que la Bible appelle la "nouvelle
naissance", et commencer une nouvelle vie en paix avec Dieu. Gloire
à Dieu ! Merci Jésus pour cet amour et ce sacrifice ! Afin
de manifester publiquement mon engagement avec Dieu, et pour déclarer
pour moi-même la fin de cette période de "yo-yo",
j'ai décidé de me faire baptisé. Ma décision
vit son accomplissement le 25 novembre 1995. J'avais alors 15 ans.
Une vie nouvelle ! Des pensées nouvelles ! Des ambitions nouvelles ! Une force nouvelle ! Ma vie a changé ! Petit à petit, j'ai vu les choses changer en moi et autour de moi. Cette présence de Dieu, que je ne faisais qu'entrevoir, est devenu peu à peu mon quotidien. Cette paix qui me plaisait tellement, je la vis maintenant. Je m'étonne parfois encore de voir les résultas de cette paix, notamment dans des situations inattendues ou difficiles.
Je vis dans la grâce de Dieu, je sens que mon Père Céleste m'aime et me bénis. "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein." (Romains 8:28). Par la grâce de Dieu, j'ai pu rencontrer une femme et me marier, je réussis dans mes études, ... Je change de caractère ! Ce que j'ai vécu, ce que je vis et que je vivrai encore de plus en plus profondément, je le souhaite vraiment à tout le monde ! A chacun maintenant de faire son propre choix. Dieu vous tend la main à vous aussi !